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dimanche 23 décembre 2018

BAZAR CINÉ SPÉCIAL NOËL : TROUVEREZ-VOUS LES 20 RÉFÉRENCES CINÉMA DANS CE JEU ?





20 références de films de Noël se cachent dans cette image. Saurez-vous les trouver ?

Bonnes fêtes à tous !



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mercredi 12 décembre 2018

LE RETOUR DE MARY POPPINS : UNE NOUNOU D'ENFER









Faire une suite à Mary Poppins ?

Quand j’ai entendu la nouvelle, je me suis dit que c’était aussi saugrenu que de vouloir réaliser un Titanic 2, avec Leonardo di Caprio "réchauffé par les mers du sud, et qui retrouve Kate sur une île déserte." Oui, le projet a bien été évoqué, et on a offert à Léo à l’époque un joli chèque de 50 millions de dollars, qu’il a décliné, car il ne voulait pas être considéré comme un naufragé toute sa vie. Ça n'empêche pas que Titanic 2 existe vraiment (et qu'il a eu les hommages de Nanarland).



Will you Mary me ?


Eh bien le pari de faire une suite à Mary Poppins est gagné. Tout en gardant le charme désuet de l’original, Le Retour de Mary Poppins signe également de jolies chansons, calquées sur le premier (les rues de Londres, la berceuse, les allumeurs de réverbères qui remplacent les ramoneurs...)

Le bouchon de la baignoire qui saute et la transforme ainsi en bateau à moteur évoque un autre classique Disney, Les Trois Caballeros, où un pingouin voyageur rejoint le sud ensoleillé dans une baignoire également.

Auto-hommage, encore, avec la participation d’Angela Lansbury qui chante la chanson finale. Elle chantait déjà la version originale de "Histoire éternelle" dans La Belle et la bête en 91. Sa chanson dans Le Retour de Mary Poppins, "Nowhere to go but up" rappelle, avec ses ballons colorés, la poésie de La-Haut des studios Pixar. La chanson a cette magie des frères Sherman de trotter dans la tête joyeusement, sans que l’on se lasse. Dans L’Ombre de Mary, Walt Disney se réjouissait que la chanson "Morceau de sucre" possédât le même talent.

Avec Le Retour de Mary Poppins, Disney renoue avec ses œuvres d’antan : la scène de la baignoire rappelle ainsi aux fans des vieux Disney la scène aquatique de L’Apprentie sorcière, où les personnages chantent aussi sous l’eau avec aisance. Déjà en 71, il s’agissait d’Angela Lansbury.






Animation et live-action : pari réussi, encore !


Le morceau de bravoure, comme dans le premier Mary Poppins, est cet alliage magnifique entre film et animation, qui m’avait valu l’émerveillement à l’âge de cinq ans, et m’épate encore aujourd’hui. La scène des aventures dans la porcelaine est étonnante, colorée. Elle fait beaucoup de bien dans ce contexte morose. La berceuse, si elle ne vaut pas celle de la vieille dame aux oiseaux et ses fameux deux pence, est très bien écrite et traite le thème du deuil avec délicatesse.

L’enjeu du premier volet était de "sauver Mr Banks", comme l’a montré le biopic de l’auteure de Mary Poppins, PL Travers. Le deuxième film se penche sur les enfants de Michael Banks, qui risque fort de ressembler à son père, en plus sympathique tout de même. L’enjeu ici est de sauver la maison familiale. Le film a un ingrédient de plus par rapport au premier : du suspense. Même si Disney nous habitue aux fins heureuses, la scène de Big Ben dans Le Retour de Mary Poppins est formidable d'intensité. Disney semble décidément obsédé par Big Ben, symbole formidable du temps au cinéma. On se souvient de la scène d’anthologie de Peter Pan quand les enfants volent au-dessus de l’horloge. 





Astuce du scénario : mêler l’intrigue du premier et du second épisode. Bonne idée, là encore.

Alors, pourquoi seulement trois étoiles et pas quatre ? La faute à la mise en scène et au montage assez hachés et conventionnels, qui empêchent au Retour de Mary Poppins d’être magistral, quand c’est ce que visait, sans doute, son réalisateur, Rob Marshall. 



Une mise en scène trop sage


La scène des allumeurs de réverbère (comme chez Saint-Ex, oui) 
aurait dû être meilleure. 




Dans ce passage, la nostalgie du premier volet empêche l’envol de la scène. En 1964, les ramoneurs étaient filmés en studio, parce que filmer véritablement des danseurs sur les toits de Londres était, disons, casse-gueule. 





Or, dans le film de 2018, les allumeurs de réverbère sont toujours filmés comme en studio. 




Lin-Manuel Miranda et Emily Blunt dans Le Retour de Mary Poppins
Lin-Manuel Miranda et Emily Blunt dans Le Retour de Mary Poppins


Et moi, pendant la séance, je m’imaginais, avec une telle chanson, à une mise en scène grandiose, carrément dans les rues de Londres qui s’allumeraient au gré des acteurs. Mais si Disney suscite souvent l’imagination, il n’est pas forcément à sa hauteur. A force de respecter l’original, Rob Marshall a raté l’occasion de nous faire une vraie proposition de cinéma. Trop risqué, peut-être, quand une suite est très attendue, d’où le succès mitigé, sans doute, de Star Wars 8


De bons acteurs qui prennent la relève


Quant aux acteurs, ils ont beaucoup de mérite. Emily Blunt succède avec brio à Julie Andrews, même si elle n'est pas chanteuse professionnelle.


Mention spéciale pour Lin-Manuel Miranda, rappeur américain de son état, qui chante fort bien et reprend le flambeau de Dick van Dyke, en imitant - ce n'est pas rien quand on est new-yorkais - l'accent cockney, à savoir celui de la banlieue de Londres, à la perfection. 


Lin-Manuel Miranda dans Le Retour de Mary Poppins


Dick van Dyke est lui aussi américain. Vous le verrez dans un rôle sympathique à la fin du film.

Bref, vous passerez un bon moment devant Le Retour de Mary Poppins, qui ravira les nostalgiques du classique de 1964 et séduira les plus jeunes.



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samedi 8 décembre 2018

SALE TEMPS A L’HOTEL EL ROYALE : SÉRIE NOIRE POUR UNE NUIT BLANCHE







Par Tim Bullock

Welcome to the hotel California


Nous sommes dans les années 70 et plusieurs clients arrivent à l’hôtel El Royale qui est à cheval entre la Californie et le Nevada. Jusque là, rien de bien étrange. Un des clients est un prêtre catholique. Plus curieux mais rien de plus. Que le réceptionniste soit absent très longtemps laissant un hall vaste et plutôt chouette est un premier signe d’étrangeté.



Jon Hamm, Jeff Bridges et Cynthia Erivo dans Sale temps à l'hôtel El Royale de Drew Goddard (2018)
Jon Hamm, Jeff Bridges et Cynthia Erivo dans Sale temps à l'hôtel El Royale de Drew Goddard (2018)

En réalité, l’hôtel El Royale est un lieu tranquille pour qui ne veut pas y être trouvé. Sept étrangers vont s’y croiser durant une nuit d’orage à la fin des années 1970. Un curieux endroit avec ses miroirs sans tain où l’on vous y espionne bien tranquillement ! Le contraste dans les décors entre ce hall, ces chambres banales (à quelques détails près : ce que trouve Jon Hamm dans la sienne constitue presque un gag tellement la scène prend son temps !) et ce couloir sinistre, uniformément gris, où une caméra prend un plaisir solitaire à filmer en douce des clients qui ne se doutent de rien ; tout cela est à la fois esthétiquement réussi et symboliquement fort.


Bas les masques !


En pleine lumière, comme sur une scène de théâtre, les clients mentent. La scène d’ouverture est à cet égard comme un résumé de la première partie du film. Mais dans l’obscurité, la vérité se révèle. Il est révélateur que l’essentiel de l’action, le plus fort du film, se déroule de nuit. La vérité, dit-on, est souvent nue. Amusant donc que ce soit un homme à demi-nu qui vient faire tomber les masques (une "métaphore" déjà utilisée dans le climax de The Square, la palme d'or controversée de 2017).



Billy Lee (Chris Hemsworth) dans Sale temps à l'hôtel El Royale
Billy Lee (Chris Hemsworth) dans Sale temps à l'hôtel El Royale


Ces révélations constituent la seconde partie du film, intense et incandescente. La violente monte progressivement et elle étreint le spectateur qui, comme les clients, se retrouve prisonnier de l’hôtel El Royale. On subodore que la devise de l'établissement commence par "Vous qui entrez…"

Jouons avec les codes


Sale temps à l'hôtel El Royale est doté d’un script implacable que l'on doit à son réalisateur Drew Goddard, scénariste depuis 15 ans formé aux écoles Joss Whedon (gage de qualité) et J.J.Abrams (gage d'efficacité). Dans La cabane dans les bois, sa première réalisation, Goddard (et son pote Whedon) revisitait les codes du cinéma d'horreur dans un style décalé assumant avec brio l'héritage de la pop culture. Sale temps à l'hôtel El Royale montre une continuité dans la démarche de son réalisateur : Goddard connaît par coeur les codes du film noir, se les approprie pour mieux les détourner ou les renforcer.






Il peut ainsi embarquer le spectateur dans un cauchemar éveillé bercé par une bande son géniale. Nourri à la pop culture, le réalisateur/scénariste rend hommage à la musique de l’époque. Il est symptomatique qu’un des personnages soit d’ailleurs une chanteuse. Le juke box, d’abord simple élément de décor, acquiert petit à petit une vraie personnalité. Il est le témoin privilégié - avec le bar, haut lieu d’épanchements -  de confessions plus ou moins voulues. 

On ne s'étonne donc pas que Goddard a depuis signé pour écrire et réaliser X-Force, film sur la bande de super-héros les plus frappadingues de l'univers Marvel (on en a eu un aperçu dans Deadpool 2, son héros étant le fondateur de cette bande incontrôlable) : il aura l'opportunité d'y injecter sa science des codes du genre, de la pop culture, et du décalage.


Deadpool quand il apprend que Drew Goddard va faire son prochain film
Deadpool quand il apprend que Drew Goddard va faire son prochain film

Casting impeccable


L’autre force de Sale temps à l'hôtel El Royale réside dans un casting impeccable. Il y a notamment Jeff Bridges en prêtre alcolo, assez crédible avec ce masque et qui réussit à être à la fois doux, prévenant, fort, et pas seulement physiquement. A l’hôtel El Royale, il faut avoir l’esprit bien chevillé au corps sinon c’est la folie assurée ! La direction de Drew Goddard fait sortir le meilleur de ses acteurs.



Drew Goddard, scénariste et réalisateur de Sale temps à l'hôtel El Royale
Drew Goddard, scénariste et réalisateur de Sale temps à l'hôtel El Royale

Le personnage du manager, Janus fragile et brisé, est la représentation humaine de l’hôtel : lisse et propret en surface, sombre et voyeur sous la surface. Lewis Pullman rend parfaitement compte de cette dichotomie. Jon Hamm incarne un vendeur machiste. Ce rôle réussi bien que peu surprenant (Hamm a su jouer des machos mémorables, de Mad Men à Black Mirror) est logique étant donné la période. Le machisme et le racisme qu’il professe ouvertement renvoient à un temps pas si lointain.

Dakota Johnson en fugitive prompte à manier la carabine dispose de temps pour nous montrer toutes les nuances de son jeu (le film pourrait s'appeler Cinquante nuances de Johnson)  tantôt mystérieuse, tantôt protectrice, impitoyable, cynique mais aussi touchante. Sa dernière scène met la larme à l’œil.


Emily Summerspring (Dakota Johnson) dans Sale temps à l'hôtel El Royale
Emily Summerspring (Dakota Johnson) dans Sale temps à l'hôtel El Royale

Et il y a Chris Hemsworth - déjà premier rôle dans La Cabane dans les bois Magnétique, son entrée en scène sous la pluie est un coup de poing. Avec sa chemise ouverte, sous une pluie battante, un sourire aux lèvres, c’est un chat avançant vers les souris. L’entrée faite, l’acteur ne baisse pas la garde et se montre vraiment génial, machiavélique mais aussi cruel et inquiet. Toute sa prestation sent le soufre !

Avec son final à la Tarantino, voilà un polar que l’on remercie à genoux.



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mardi 4 décembre 2018

JEU-CONCOURS : GAGNEZ 10x2 PLACES POUR "LE RETOUR DE MARY POPPINS" DES STUDIOS DISNEY !


Mary Poppins (Emily Blunt) dans Le Retour de Mary Poppins des studios Disney (Copyright : © 2018  Disney)
Mary Poppins (Emily Blunt) dans Le Retour de Mary Poppins des studios Disney (Copyright : © 2018  Disney)


Le blog Marla's Movies est fier de vous proposer de gagner 10x2 places pour le merveilleux film Le Retour de Mary Poppins de Rob Marshall.


Synopsis : Michael Banks travaille à la banque où son père était employé, et il vit toujours au 17 allée des Cerisiers avec ses trois enfants, Annabel, Georgie et John, et leur gouvernante Ellen. Comme sa mère avant elle, Jane Banks se bat pour les droits des ouvriers et apporte son aide à la famille de Michael. Lorsque la famille subit une perte tragique, Mary Poppins réapparaît magiquement dans la vie de la famille. Avec l’aide de Jack, l’allumeur de réverbères toujours optimiste, Mary va tout faire pour que la joie et l’émerveillement reviennent dans leur existence… Elle leur fera aussi découvrir de tout nouveaux personnages pleins de fantaisie, dont sa cousine, l’excentrique Topsy.





POUR GAGNER, IL SUFFIT DE RÉPONDRE À LA QUESTION SUIVANTE :

Quel est le nom de l'actrice qui joue Topsy, la cousine de Mary Poppins ?


Envoyez votre réponse à l'adresse suivante avant le mardi 11 décembre 2018, 20 heures :



Merci d'indiquer vos nom, prénom et adresse postale dans votre message, et de mettre en objet du mail "Concours Mary Poppins." Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants ayant bien répondu.

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