dimanche 22 juin 2014

DANCING IN JAFFA: L'UTOPIE DE PIERRE DULAINE

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En 2009, JR et Marco lançaient un projet de photographie, Face2Face, pour inciter israéliens et palestiniens à se regarder les uns les autres.

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En affichant des photos humoristiques sur les murs des quartiers incontournables, du côté israélien comme palestinien, ces deux français ont contribué, à leur façon, à la paix entre les deux communautés. Quand ils montraient leurs photos aux passants, israéliens et palestiniens pensaient toujours reconnaître l'allié ou l'ennemi. Ils se trompaient presque à chaque fois. Sourires et joyeuses grimaces leur rappelaient qu'ils étaient cousins.

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Dans Ecrire pour exister, film sorti en 2007 et inspiré d'une histoire vraie, une jeune enseignante rassemblait par l'écriture des lycéens d'une classe difficile. Mais son premier succès fut bien de mettre les élèves face à face et de souligner leurs points communs. Elle créait ainsi une cohésion de groupe, un sentiment d'appartenance, une force collective.

Plus récemment en France, Julie Bertuccelli filmait, dans La Cour de Babel, une classe d'accueil où une enseignante de Français Langue Etrangère (FLE) faisait naître de belles amitiés entre des enfants du monde entier par l'apprentissage de la langue française.

C'est dans cet esprit que Pierre Dulaine, parti de Jaffa en 1948 lors de la création de l'état d'Israël, revient dans sa ville natale. Plusieurs fois champion du monde de danse de salon, professeur depuis trente ans, il a une utopie en tête : faire danser des enfants juifs et palestiniens ensemble.

Avec une infinie pédagogie et beaucoup d'élégance, Pierre Dulaine explique son projet aux habitants, aux élèves, s'allie aux professeurs, et organise un concours inter-écoles. À la méfiance attendue entre les deux communautés s'ajoute les doutes et les complexes de la pré-adolescence, la timidité, le difficile rapport au corps, et la découverte de l'autre, dans toute sa complexité et sa beauté. Les jeunes danseurs fleurissent dans la salle de danse, certains se découvrent une nouvelle passion. Pierre Dulaine, avec fermeté mais toujours avec tact, exige le meilleur de ses élèves et le respect de l'autre. Les amitiés naissent, une petite fille juive danse sur du merengue avec un jeune palestinien et l'on croit l'espace d'une heure et demie à la paix entre les peuples.

Pierre Dulaine ne nous montre rien de moins qu'une définition de l'amour. Ces peuples ne regardent pas dans la même direction, mais ils peuvent, le temps d'une danse, se regarder l'un l'autre.


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