dimanche 22 juin 2014

TOUT VA BIEN - PREMIER COMMANDEMENT DU CLOWN: L'ECOLE DU RIRE... ET DES LARMES



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Dans Ma Femme est une actrice, Yvan Attal se moquait gentiment du cours Florent, dans un faux cours de théâtre où la metteuse en scène lui demandait de jouer "la naissance d'une fleur."

Dans Tout Va bien: 1er commandement du clown, documentaire,  et  nous présentent une troupe de comédiens en herbe durant deux ans de formation. Pendant cette période, chacun doit trouver son clown.

Mais ne vous attendez pas à une comédie potache. Dans le documentaire, le rire est une chose sérieuse. Trop sérieuse, peut-être. Rien n'est laissé au hasard: mise en scène, costume, maquillage, voix, entrée et sortie de scène, accessoires, tout doit dire le clown, unique et maîtrisé. Dans le film, les personnes sont de sacrés personnages. Tous attachants, avec leur parcours, leurs douleurs, leur besoin d'être artiste et de faire entendre leur voix.

Les profs de théâtre, en nouveaux maîtres Yoda, disent en somme à leurs élèves de désapprendre tout ce qu'ils ont appris: inhibitions, convenances et politesses sont oubliées. Sur scène on rit, on pleure, on crie, on est soi en étant quelqu'un d'autre.

Réflexion sur l'artiste, et le clown en particulier, le film présente la large gamme de clowns possibles, du clown hystérique au clown dépressif, en passant par le puéril et le charmeur. Ils sont tous un peu rebelles, ces clowns en devenir. Des marginaux, chacun, chacune à sa façon.

Peut-être faudrait-il organiser des cours de clown dans les entreprises pour lutter contre le mal-être au travail ? Ces cours devraient devenir obligatoires dans une société où l'on ne rit pas si souvent, et où, paradoxalement, on ne pleure pas beaucoup non plus. Faire sortir les émotions, revenir au corps et à l'occupation de l'espace, c'est à ce voyage que nous invitent les quatorze élèves du cours de Bagnolet et leurs professeurs.

La formation apparaît comme une thérapie de l'existence. Ces hommes et ces femmes (plus nombreuses) essaient souvent de changer de route et de se trouver dans cette vocation nouvelle.

L'une des comédiennes dit à la fin du film que "le clown est le soigneur du peuple." Elle et ses camarades deviennent sous nos yeux leurs propres médecins. Le film, s'il parle de clowns, semble manquer de distance, de dérision, de folie. Il évoque davantage le mal-être de ces comédiens que leur bonheur de jouer. Un film sur la folie salvatrice, qui se prend hélas un peu trop au sérieux.

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