mardi 11 novembre 2014

INTERSTELLAR : PERDUS DANS L'ESPACE






Par Céline


Interstellar était le film de science-fiction le plus attendu de l'année.

Plutôt adepte des blockbusters en général et des films traitant de l'avenir de l'humanité en particulier, je ne pouvais pas passer à côté.

Le défi était grand puisque le réalisateur, Christopher Nolan, aborde ici un sujet maintes fois
exploité : la fin du monde et de sa civilisation tels que nous les connaissons. 

Dans Interstellar, une expédition de scientifiques aux compétences variées est envoyée dans l'espace pour trouver une nouvelle planète habitable, car la Terre n'est encore viable que pour très peu de temps.



Un joli rapport père/fille


Même si le scénario ne semble pas original à première vue, la façon dont l'histoire est posée l'est plutôt. Le film de Nolan se démarque d'autres longs-métrages du genre, comme Gravity ou Mission to Mars, en insistant sur la relation père/fille: c'est la clé de voûte de l'intrigue, elle donnera aux héros le courage de sauver l'humanité. Contrairement à  Armageddon, il ne s'agit pas seulement d'un rapport filial mis en avant pour nous tirer les larmes.




Bruce Willis et Liv Tyler sont père et fille dans Armageddon, de Michael Bay (1998)


Nolan montre que l'instinct de survie de l'être humain est décuplé quand il s'inquiète pour l'avenir de ses enfants, idée traitée également dans Skyline.

On découvre donc, tout au long du film, la relation entre Cooper (alias Matthew McConaughey) et sa fille Murphy. Le lien qui les unit se place petit à petit au cœur de l'intrigue, et le spectateur est amené à réfléchir sur un profond dilemme qui déchire les personnages: agir dans leur intérêt personnel ou pour le bien de l'humanité. 


Une grande confusion


Le début du film (qui dure quand même, en tout, 2h49) peine à nous faire entrer dans l'histoire, et il est difficile de comprendre où Christopher Nolan souhaite nous emmener. Le vocabulaire pseudo-scientifique, inaccessible pour un non-initié, dérange très vite. Nolan se noie dans le détail alors que les informations principales ne sont que suggérées, comme, par exemple, l'époque où se déroule l'action.

Kubrick offrait une réflexion philosophique dans 2001, l'odyssée de l'espace: la place de la technologie dans l'humanité lors d'une scène légendaire, l'intelligence des machines grâce à l'ordinateur HAL, et une fin ouverte qui n'en finit pas de faire débat.







Le monolithe parmi les singes au début de 2001, l'odyssée de l'espace, de Stanley Kubrick (1968)


Si Nolan nous a déjà fait réfléchir sur des thèmes complexes, notamment dans Inception, on garde d'Interstellar une impression de grande confusion. Le personnage du Dr Mann (incarné par Matt Damon) ne nous apporte rien de concret et nous déroute. La deuxième partie du film comporte des longueurs.


Le triomphe de l'émotion


Cependant, à mesure que le lien se tisse entre Cooper et sa fille, les émotions vont crescendo, jusqu'à exploser à la fin du film . 

Nolan se sert des égarements de ses héros dans l'espace comme d'un prétexte pour nous livrer son point de vue sur l'absurdité du temps qui passe: c'est ce qui donne à son film toute sa particularité et sa richesse.

On a parfois du mal à accrocher au jeu de McConaughey, cependant, et Jessica Chastain (Murphy adulte) lui vole la vedette avec un jeu tout en sensibilité.




Jessica Chastain dans Interstellar, de Christopher Nolan (2014)


Un film qui ne laissera pas indifférent


Techniquement, les décors ne laissent pas un souvenir impérissable, et souffrent d'un manque cruel d'imagination (on se souvient des spectaculaires 2012, Le Jour d'après ou encore After Earth.) C'est décevant de la part du réalisateur de la trilogie Batman, splendide visuellement.

En-dehors d'une projection sur grand écran, Interstellar perdrait tout son charme.

Le film laisse le spectateur réfléchir sur les fondements même de l'humanité et le sens de la vie (jusque après la mort) tout en insistant sur le sens des responsabilités.


À ce film dans les étoiles, j'en accorde trois. Ce dernier Nolan ne laissera personne indifférent.






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Légende

Chef d'oeuvre orange star.jpgorange star.jpgorange star.jpgorange star.jpg Très bon


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orange star.jpgorange star.jpg Pas mal
orange star.jpgorange star.jpg Moyen

orange star.jpg Pas bon À hurler !