jeudi 30 avril 2015

50 NUANCES PLUS SOMBRES, ANALYSE DU TEASER: VOUS AVEZ DIT KUBRICK ?










Bon, je me suis déjà beaucoup énervée sur 50 Nuances de Grey.

Mais le teaser du deuxième volet m'a fait bondir.

Premièrement, Fifty Shades Darker a un teaser mais pas de réalisateur, c'est dire le sens des priorités des studios Universal... 

Deuxièmement, tout dans ce teaser est piqué à Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick.


Note au piano et bal masqué


La note unique, obsédante, au piano, ainsi que le costume de bal masqué de Christian Grey, tout est pompé sur le film de 1998.

Le montage de la bande-annonce voudrait imiter le maître Kubrick sans, bien sûr, lui arriver à la cheville. Si vous regardez la dernière partie de la BA de Eyes Wide Shut, vous retrouverez la note de piano et le montage sulfureux (à partir de 1:34)





Le costume de Christian Grey est directement emprunté à Tom Cruise. Sauf que le masque de Grey est noir: eh oui, on vous avait prévenus, c'est 50 Nuances... plus sombres.


Dans la scène culte du film de Kubrick, Tom Cruise se retrouve au coeur d'un étrange rituel initiatique lors d'un bal costumé. On retrouve la même note de piano à la fin de la scène (2:33)






Passage au noir et blanc: rien de neuf sous le soleil



Quid du passage au noir et blanc ? 50 Nuances plus sombres, faussement moderne, reprend en fait des codes anciens. Le film de Kubrick a presque 20 ans. Joss Whedon, avec bien plus de talent, faisait référence à la note de piano de Eyes Wide Shut dans la première scène de Beaucoup de bruit pour rien (2013)


Benedick est dans la chambre de Beatrice alors qu'ils viennent de rompre. Résonne alors la note sulfureuse et triste de Kubrick. Question bal masqué, on était également servi dans cette belle adaptation de la pièce de Shakespeare (eh oui, Joss Whedon n'a pas seulement réalisé The Avengers)

Sur une bande-originale bossa-nova, Whedon nous offrait un bal masqué dans une élégance noir et blanc.




Il se peut aussi que Universal en reste à des références des années 90, avec le premier volet de Sin City, qui faisait un superbe usage du noir et blanc. Roberto Rodriguez y avait ajouté des touches de couleurs, comme dans la BD de Frank Miller.





Voilà, 50 Nuances de Grey ou 50 Nuances plus sombres, c'est toujours l'arnaque. Rien de nouveau sous le soleil hollywoodien.



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Légende

Chef d'oeuvre orange star.jpgorange star.jpgorange star.jpgorange star.jpg Très bon


orange star.jpg
orange star.jpgorange star.jpg Pas mal
orange star.jpgorange star.jpg Moyen

orange star.jpg Pas bon À hurler !