vendredi 24 juillet 2015

10 FILMS À NE PAS RATER SUR LA CRISE DE LA QUARANTAINE




Du démon de midi dans Sept ans de réflexion au trentenaire inséparable de son nounours qui parle dans Ted, le cinéma aime nous raconter la difficulté de devenir adulte.


Les Guignols de l'info se sont maintes fois moqué de ces films français rasoirs qui disaient l'impossibilité de l'engagement pour un quadragénaire.


Dans l'un des épisodes de Sex and the City, Carrie et Miranda discutent de leur "scary age," l'âge qui leur fait peur. Pour Carrie, c'est 42 ans.



Plus jeune, mon scary age était 36 ans, et maintenant que j'en ai 33, je pense à ce chiffre rond qui fait trembler les hommes comme les femmes.



Comme pour les autres difficultés de l'existence, je me tourne vers le cinéma. Voici une liste de 10 films pour vous aider à passer le cap sans psychanalyste.


10) La rom-com savoureuse: Pas si simple, de Nancy Meyers (2009)


Bonne surprise de l'année 2009, Pas si simple montrait une Meryl Streep divorcée d'Alec Baldwin, qui retrouvait une deuxième jeunesse. En anglais, on dirait que "son génie sortait de la bouteille," entre d'autres termes, que sa libido était au beau fixe. Courtisée par un nouvel amant, toujours attirée par le premier, Meryl Streep a le choix du roi, et sa crise de la cinquantaine se passe comme sur des roulettes.





9) Le vrai feel-good movie : Le Complexe du Castor, de Jodie Foster (2009)



Jodie Foster est la première à nous avoir dit au cinéma que ce n'était pas grave d'aller mal. Dans l'unanimité positiviste de ces dernières années, où la pensée positive s'érigeait en religion, Foster nous proposait un film sur un quinqua dépressif qui se soignait à l'aide... d'une marionnette. 

On découvrait, après Winter's Bone et avant Hunger Games, une certaine Jennifer Lawrence. Le discours de fin d'études de son personnage résonnait avec une grande justesse. Il s'agit de l'un des grands rôles de Mel Gibson, prouvant au monde qu'il pouvait être un acteur de composition. 

"C'est pas grave d'aller mal," voilà la devise de ce vrai feel-good movie. Il a fallu attendre 2012 pour qu'un film sur l'adolescence, Le Monde de Charlie, reprenne la même idée.




8) La comédie potache: Ted, de Seth Mac Farlane (2012)


Le voici donc, le nounours qui parle. Si la suite laisse à désirer, le premier opus était d'une insolence rafraîchissante. 


Le titre de cet article indique "crise de la quarantaine." J'évoque des quinquas pour les numéros 9 et 10, et un trentenaire ici. La crise, hélas, vient à tout âge, mais toujours sans prévenir.

John Bennet est un archétype d'adulescent, fan de Flash Gordon et de Star Trek, et qui hésite à s'engager avec Lori, interprétée par la superbe Mila Kunis.





7) Le tendre: Camille Redouble (2011)




Sept, chiffre porte-bonheur pour la merveilleuse comédie de Noemie Lvovsky, où une quinqua retrouve ses quinze ans, et les émois qui vont avec. Chronique sur la fin d'un couple et son retour au point de départ, Camille Redouble fut la jolie surprise de 2011 pour le cinéma français.





6) Le film choral(e): On connaît la chanson, d'Alain Resnais (1997)


On pourrait en citer tant d'autres !  Jaoui et Bacri, qui jouent dans le film de Resnais, ont réalisé plusieurs fines comédies sur la crise de la quarantaine, d'Un Air de famille au Goût des autres en passant par Cuisines et Dépendances. On pense aussi au film de Coline Serrault où Vincent Lindon perdait sa femme et son job dans la même journée. La réalisatrice eut l'intelligence d'intituler son film simplement La Crise.

Mais puisque il faut choisir... j'élis le film musical et caustique d'Alain Resnais, où l'on retrouve une belle pléiade d'acteurs, tous aux prises avec les tourments de l'âge mûr. Du dramaturge raté à la thésarde dépressive, de l'hypocondriaque mythomane au vieux couple, les personnages de Resnais se croisent, s'aiment, se tournent le dos, et finissent, dans la dernière scène, par chanter d'une même voix.



5) Le bovaryen: Little Children, de Todd Field (2006)



Un homme veut se prouver dans une liaison qu'il est encore jeune. Une femme s'ennuie parmi des mamans dans un parc. Sorte de Desperate Housewives avant l'heure, en plus fin et plus tragique.




4) L'intello: Scènes de la vie conjugale (1973)



Bergman a été marié cinq fois, autant vous dire qu'il en connaît un rayon sur le couple. Liv Ullmann et Erland Josephson incarnent tout en finesse ce couple qui fait semblant devant la caméra d'un journaliste, mais se dévoile devant celle de Bergman. Une chronique de trois heures qui passe comme un rêve.





3) Tous les Woody Allen (1979 - ?)



Un grand fan de Bergman, Woody Allen. Difficile de faire un top 10 sur les films traitant de la crise  de la quarantaine sans parler du spécialiste.

Cette fois, impossible de choisir. Du classique Manhattan à l'hilarant Whatever Works, en passant par Blue Jasmine et le magnifique Hannah et ses sœurs, Woody est en psychanalyse depuis 40 ans, mais vous permet de tout comprendre, assis ou allongé, sur le divan de votre salon.


Woody Allen dans Manhattan (1979)
Woody Allen dans Manhattan (1979)

2) Le sulfureux: Lolita, de Stanley Kubrick (1962)


Kubrick fit scandale, comme Nabokov en son temps, avec Lolita. Tout est jubilatoire dans le film de 1962. L'affiche, d'abord: le couple James Mason / Sue Lyon, Shelley Winters en mère délurée, Peter Sellers plus malicieux que jamais. La caméra toise une Lolita en maillot de bain, son pied sensuel, son fou rire dans la voiture.

Interdiction de parler du remake de 1997.





1) Le classique instantané: American Beauty, de Sam Mendes (1999)


C'est un peu le Lolita des années 90. 



Quand Spielberg a vu le film, il a dit à Sam Mendes: "Tu as réalisé un classique."



Il ne croyait pas si bien dire. American Beauty est le film par excellence sur la crise de la quarantaine. Lester Burnham (Kevin Spacey, toujours parfait) passe par tous les caprices de cette seconde crise d'adolescence: nouvelle voiture, changement de job et abandon des responsabilités, consommation de drogues douces et surtout... obsession pour une amie de sa fille, âgée de... 15 ans.





Vous n'oublierez jamais Kevin Spacey, chantant à tue-tête "American Woman" dans sa voiture, Annette Bening en névrosée,  et la pluie de roses sur l'adolescente nue.

Toutes les scènes sont d'anthologie, tous les plans des leçons de cinéma. Un film incontournable sur l'Amérique et ses paradoxes, les faux-semblants du couple, les complexes adolescents et la passion interdite.



Et vous, quel est votre film préféré sur la crise de la quarantaine ? 
Dites-le en commentaire !


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