mardi 7 juillet 2015

TED 2: LE RETOUR DU NOUNOURS QUI PARLE





Un Ted qui manque d'insolence


Qu'il est mignon, Ted. On dirait l'ours Cajoline.





Bilan de ce deuxième épisode: Ted est moins insolent, moins mordant, que dans le premier opus. Il a un côté Disney quand il est triste, ou quand il se réjouit pour son copain John ait trouvé une nouvelle meuf.


Amanda Seyfried dans Ted 2
Amanda Seyfried dans Ted 2

C'est Amanda Seyfried qui remplace Mila Kunis dans le premier rôle féminin. Ses yeux bleus globuleux lui valent le doux surnom de "Gollum."




L'avocate, aussi irresponsable que ses clients, rappelle un peu Fiona dans Shrek.





Ted est-il une personne ?


Voilà le problème: le prétexte de ce deuxième opus est de savoir si oui ou non Ted est une personne. L'occasion de faire du Clarence Darrow, à savoir jouer les avocats des grandes causes perdues. Darrow était spécialisé dans les droits civiques, et c'est de cela qu'il s'agit pour Ted.

C'est drôle, dans le premier épisode, on ne se posait pas la question. Il parlait, ressentait, jouait avec son pote John et était même l'invité d'émissions télé. Dans le numéro 2, il doit se battre pour récupérer ses droits civiques.

Scénario bien mince, mais émaillé de quelques scènes amusantes. On trouvera plusieurs références à la culture populaire, notamment Jurassic Park pour le champ de cannabis.





On reconnaît aussi une référence à Roger Rabbit, la chanson à laquelle on ne résiste pas. C'est "Sweet Caroline" dans Ted 2. Pour Roger le lapin c'était "On rase gratis."


Ted 2 essaie de parodier la morale à l'américaine, mais reste trop proche des films habituels pour réussir. Sa parodie de la télévision ne convainc pas non plus.


Ted devient moraliste


Cet épisode essaie de faire dans la dérision en parlant de Samuel L. Jackson comme l'acteur noir que l'on voit dans tous les films. Il invite cependant en guest star un certain Morgan Freeman qui, depuis longtemps, se contente de donner une caution de sérieux à de mauvais films.

Le comble: Ted 2 fait dans le moralisme, tels les pires films familiaux qu'il prétend dénoncer. La dispute entre Tami-Lynn et Ted en début de film ressemble à une mauvais sitcom. Plusieurs scènes se voudraient loufoques mais ne sont qu'outrancières.

Flash Gordon tombe dans l'auto-caricature, plus camé que jamais.

Les références à l'actualité récente (Robin Williams, Charlie Hebdo) ne sont pas très drôles, tout comme ce comedy club que le film cherche à moquer.


Quelques bons gags quand-même


Il reste tout de même quelques gags inattendus, et des répliques hilarantes. Certains running gags sont un peu lourds, et l'humour graveleux est à l'honneur, mais s'est ramolli, semble-t-il, par rapport au premier épisode.


Les références au premier opus raviront sans doute les fans, et certaines répliques vont rester cultes.

Bref, Ted 2, ça se regarde, c'est même assez marrant à voir entre potes pour se détendre, mais l'ours, hélas, s'est assagi, quand l'insolence faisait le sel du premier épisode.



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Légende

Chef d'oeuvre orange star.jpgorange star.jpgorange star.jpgorange star.jpg Très bon


orange star.jpg
orange star.jpgorange star.jpg Pas mal
orange star.jpgorange star.jpg Moyen

orange star.jpg Pas bon À hurler !