lundi 28 novembre 2016

ALLIÉS, AVEC MARION COTILLARD ET BRAD PITT : L'ESPION QUI M'AIMAIT







Comment écrire sur un film quand il est méga-chiant ? Quand on ne sait pas quoi dire dessus tant il est creux et manque d'enjeu ?


Je tiens ce blog depuis près de trois ans, et parfois, je me retrouve dans cette drôle de situation où un film est à l'honneur dans tous les médias et où j'ai du mal à en parler sur le mien.



Dans Alliés, j'ai eu l'impression, pour la première fois, de voir Brad Pitt jouer comme un mannequin de plastique, ou comme ces acteurs qui ont un peu trop forcé sur le Botox. 


Brad Pitt dans Alliés, de Robert Zemeckis (2016)
Brad Pitt dans Alliés, de Robert Zemeckis (2016)



C'est si décevant, quand il choisit généralement très bien ses rôles (L'Armée des 12 singes, Fight Club, Seven, pour n'en citer que trois.) Marion Cotillard s'avère meilleure que lui dans Alliés, même si, elle aussi, a connu des rôles bien plus intéressants.


Un couple sexy... et après ?



Marion Cotillard est une jolie femme, Brad Pitt est beau mec. C'est à peu près tout. 



La bande-annonce nous promet du suspense, de la passion, du thriller sexy. Il n'en est rien. On a plus vite fait d'aller voir un bon blockbuster qui tache.




Le pitch était pourtant prometteur: une histoire d'espionnage et de trahison, version intello, peut-être, de Mr et Mrs Smith, avec le même Brad Pitt, et sa femme véritable, Angelina Jolie.




C'est d'ailleurs Angelina Jolie qui incarnait une espionne sexy dans Salt, blockbuster assumé mais finalement plus réussi qu'Alliés.




Que dire d'Alliés, alors ? Que Robert Zemeckis, réalisateur de la trilogie Retour vers le futur, du classique Qui Veut la peau de Roger Rabbit ? et de l'inoubliable Forrest Gump, semble s'être perdu.

Un vrai problème de rythme


Une belle photo nous embarque dans les premières minutes du film, mais quand je parle de la photo, ça sent le roussis.

Difficile d'entrer dans le film qui souffre d'un vrai problème de rythme. Trop lent, trop peu à raconter, quand le scénario fleurait bon la trahison et présageait du meilleur. Au final, c'est ennuyeux à mourir.

On frôle la rigolade dès que l'on entend Brad Pitt parler français. Sincèrement, sans être mauvaise langue, ils auraient dû sous-titrer ces passages. Ça m'a rappelé quand ce même acteur m'avait fait rire aux éclats chez Tarantino, dans Inglorious Basterds.

Pitt incarnait un Américain tenant de se faire passer pour un Italien. Son accent à couper au couteau du Tennessee donnait à son italien une couleur disons... particulière. Sans parler du génial Christoph Waltz face à lui, en nazi polyglotte, qui ne tarde pas à découvrir la supercherie.




Bref, à part le couple sexy, peu de choses à retenir dans Alliés. On est pris d'une envie folle de se prendre un café, d'aller faire du shopping, de voir un autre film.

Zemeckis fera mieux au prochain coup. Espérons-le.


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