mercredi 2 novembre 2016

SNOWDEN, D'OLIVER STONE : SOURIEZ, VOUS ÊTES SUR ÉCOUTE



Par Jean-Ludovic

Le Prisonnier : 50 ans d'avance



- Il faut distinguer les gens qui acceptent de parler et ceux qui refusent. Autrement dit, il y en a qui peuvent partir de ce village au plus vite, et d'autres malheureux qui y restent. Vous faites évidemment partie de ces derniers.



- Ne vous est-il jamais venu à l'esprit que malgré votre rang vous êtes vous aussi prisonnier ici ?



- Oh mon cher ami bien sûr! Je ne le sais que trop bien. J'y ai pensé avant vous. Mais comme j'ai décidé de tout supporter stoïquement quoiqu'il arrive, je ne cherche plus à savoir qui est le numéro 1. Ou quel est le côté qui règne en fait sur le village.



- Il faut pourtant bien que ce soit l'un ou l'autre.

- Mais plus le temps passe et plus les deux côtés deviennent identiques. Qu'est ce qui a été créé ici ? Une communauté internationale. Un parfait équilibre pour la vie du village. Quand les deux camps qui s'y trouvent face à face réaliseront qu'ils se regardent dans un miroir, ils verront alors que c'est l'image de l'avenir.


-Alors la terre entière...sera comme le village.



- Oui, et c'est bien ce que j'espère. Qu'en dites-vous ?



- Je voudrais être le premier habitant sur Mars.


Conversation entre Patrick McGoohan et Leo McKern dans



Le Prisonnier, épisode 2, « le carillon de Big Ben », 1966



Le numéro six (Patrick McGoohan) dans Le Prisonnier
Le numéro six (Patrick McGoohan) dans Le Prisonnier



Difficile d'en vouloir aux britanniques, Brexit ou pas. Un pays qui nous a apporté les Beatles, Shakespeare, les Avengers (les vrais), 007, Dickens et Hitchcock…ne peut pas être foncièrement mauvais.


Considérations culturelles mises à part, le Royaume-Uni abrite aujourd'hui la plus importante station de surveillance électronique au monde : La base de Menwith Hill, la plus ample sponsorisée par la NSA hors-sol américain (près de Harrogate, dans le Yorkshire.)


 La base de Menwith Hill, la plus ample sponsorisée par la NSA hors-sol américain (près de Harrogate, dans le Yorkshire)

 La base de Menwith Hill, la plus ample sponsorisée par la NSA hors-sol américain (près de Harrogate, dans le Yorkshire)




Elle aurait permis un nombre significatif d’opérations capture-assassinat à travers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, alimentés par une technologie d’écoute d'une puissance sans précédent.


11 septembre : avant et après



Une grande partie des logiciels de base et moteurs de recherche, employés aujourd'hui par les bases telles que celles-ci, fut conçue durant les années 90. Cependant, ces derniers ont été véritablement mis en application par les services américains (dans une optique de surveillance de masse) seulement la semaine suivant le 11 septembre 2001.



Depuis, afin de maintenir joie, sécurité et félicité dans le cœur des citoyens, les services de renseignement américains travaillent d'arrache-pied. Jour et nuit, à grand coup de café brûlant, de lignes de codes, d'analyses massives de données et d'images "privées" que nous mettons en ligne pour leur bon plaisir.




Portables, ordinateurs, tablettes, montres, consoles de jeu...tous ces merveilleux petits appareils connectés dont ne nous pouvons plus nous passer nous ont permis de nous mettre nous-mêmes sur écoute. C'est aussi pour cette raison capitale que nous nous les serions procurés, car au fond, selon la doctrine de l'Oncle Sam, nous, le peuple, préférerions la sécurité à la liberté. Edward Snowden a choisi la liberté. Il a parlé. Il sait. Et grâce à lui, aujourd'hui, le peuple sait aussi.



Edward Snowden est quelqu'un de bien. Nous aussi. C'est formidable. On était faits pour se rencontrer.


Edward Snowden, lanceur d'alerte
Edward Snowden, lanceur d'alerte


Edward Snowden, citoyen modèle ?




En Janvier 2013, Edward Snowden, informaticien haut placé, employé de Booz Allen Hamilton et travaillant étroitement avec la NSA et la CIA, entre en contact avec la documentariste américaine Laura Poitras.



Il souhaite révéler au grand jour un certains nombre de fichiers compromettants liés au système de surveillance de masse instauré par les plus hautes institutions militaires américaines.

S'ensuivra, du 3 au 10 juin 2013, une rencontre dans l'hôtel Miras de Hong-Kong, un scandale et un film édifiant: CitizenFour.


Là est le point de départ et le noyau du nouveau film d'Oliver Stone, pour son retour aux affaires politiques: reproduire à l'écran, de façon éclatée, l'interview fleuve entre Snowden, Poitras, et Glenn Greenwald du Guardian.


Joseph Gordon-Levitt dans Snowden, d'Oliver Stone (2016)
Joseph Gordon-Levitt dans Snowden, d'Oliver Stone (2016)


Partant de cette transcription fictionnelle du documentaire (similaire, sur le papier, à celle de JFK dans le film de Zapruder), le réalisateur va déployer toute une série de flashbacks linéaires, allant de l'accident d'Edward Snowden lors de sa formation dans les forces spéciales jusqu'à son « évasion » du siège de la NSA à Hawaii, en passant par son examen d'entrée dans les services secrets et sa rencontre avec Lindsay Mills, sa petite amie.



Toutes les révélations de l'intéressé ayant été déjà soulignées et analysées dans le film de Laura Poitras, la raison d'être du film d'Oliver Stone se veut double.

Tout d'abord, inscrire « Snowden » dans sa démarche de désacralisation du rêve et des institutions de l'Amérique d'après-guerre, à travers ses mythes contemporains (JFK, Nixon, Platoon, Wall Street...) Ensuite, proposer des pistes, éventuellements des débuts de réponse à cette petite question qui nous chatouille le clavier: Au-delà de l'icône qu'il s'est lui-même créée, qui est vraiment Edward Snowden?


Oliver Stone et Joseph Gordon-Levitt sur le tournage de Snowden
Oliver Stone et Joseph Gordon-Levitt sur le tournage de Snowden

La guerre des images d'Oliver Stone


Oliver Stone est dans le métier depuis plus de 40 ans.

Revenu vivant du Vietnam après deux campagnes militaires, se posant comme un idéaliste désabusé, il fait irruption dans le milieu du cinéma vers le milieu des années 70, d'abord comme scénariste (Midnight Express d'Alan Parker) puis comme réalisateur (Salvador, Platoon), alors que la fête du Nouvel Hollywood en est déjà à son crépuscule.

Hanté par le traumatisme Kennedy, puis par les 26 secondes du film de Zapruder, et à l'instar d'un certain Brian De Palma pour qui il scénarisera Scarface, Stone lancera sa guerre des images. Une guerre personnelle. 


Le réalisateur Oliver Stone
Le réalisateur Oliver Stone


Celle de l'inspecteur Stanley White dans L'Année du Dragon (de Michael Cimino, dont Oliver Stone est co-scénariste), lui aussi vétéran du Vietnam, et qui, fracassé par la défaite originelle, veut gagner. Chez lui, en Amérique, contre les triades de Chinatown. 

L'Année du dragon aurait dû s'achever sur cette phrase, malheureusement censurée par ses producteurs :

"Well, I guess if you fight a war long enough, you end up marrying the enemy."

« A force de combattre trop longtemps son ennemi, on finit par l'épouser »


Oliver Stone mène le même combat depuis toujours.

Jamais, depuis Né un 4 Juillet, un sujet comme celui de Snowden n'aura été aussi proche de sa projection autobiographique : celle d'un patriote aveugle qui finira par se retourner contre le système.

« Tout ce qui me paraissait normal me paraît désormais insensé », disait le procureur Jim Garrison (Kevin Costner) dans JFK.


Le pamphlet politique semblait déjà écrit avant d'être mis en scène.

Une aubaine pour le réalisateur. Presque trop belle pour être vraie...




"Pensez-vous que les Etats-Unis soient la meilleure nation au monde ?"


Lors de son premier interrogatoire d'entrée (détecteur de mensonges en option), la réponse d'Edward Snowden à cette question est positive.

C'est aussi la dernière qui lui soit posée. Et la seule qui ne s'autorise aucun plan sur son cardiogramme, alors que le reste de son examen d'entrée nous présente un jeune geek américain modèle: produit de son époque, fan de Star Wars et de Joseph Campbell (théorie du monomythe), et qui souhaite servir son pays par le biais de la NSA pour le rendre meilleur et renforcer son rayonnement à travers le monde. 

Comme il le dit, gêné et souriant, « bosser pour les services secrets, je trouve ça plutôt cool ».

Un portrait ambigu d'Edward Snowden ?


Quelques semaines auparavant, le jeune informaticien sortait d'un entraînement dans les forces spéciales avec une jambe cassée, et la certitude qu'il ne pourrait jamais accomplir son rêve : servir son pays sur le terrain. On devine dès lors une frustration contenue, mais qui n'explosera jamais à l'écran.

En tant qu'introduction du rapport ambigu que Snowden entretiendrait par rapport à son pays, il eut été difficile pour Oliver Stone de faire plus pertinent : un portrait lisse, noirci par une pointe de doute...


Cette ambiguité esquissée se pose ainsi en parallèle avec une autre, celle incarnée par le personnage de Corbin O'Brian (Rhys Ifans) haut placé dans la NSA et mentor du héros: les rouages visibles du monde actuel de l'espionnage, c'est lui qui nous les expose, en même temps qu'il les enseigne au jeune Edward Snowden.


"People don't want freedom, they want security"
"Les gens ne veulent pas la liberté, mais la sécurité"



Telle est sa devise. Celle, aussi, d'un système qu'il représentera tout au long du film, violant la Constitution pour mieux la faire respecter, et se cachant derrière les lois, notamment le FISA ( Foreign Intelligence Surveillance Act).

Ce dernier autorise (officiellement) la CIA et la NSA à enquêter et à récolter des informations privées en dehors des Etats-Unis sur n'importe quel citoyen non-américain, avec la complicité (non-officielle) de nombreuses firmes informatiques du pays (facebook, yahoo, google…).

Tout ceci au nom d'un « ennemi commun», qui ne serait plus ni en Afghanistan ou en Irak, mais « chez nous, dans nos maisons ». Il ne s'appelle plus « terrorisme » mais « cyber-terrorisme ».

Or, cet ennemi, aussi invisible soit-il, restera dans le film au stade de simple évocation. Ses attaques, ses dégâts, sa présence ne seront jamais montrés à l'écran.

Une vision manichéenne



Là est la source du premier problème d'Oliver Stone avec son sujet : les deux entités qu'il nous expose, en l'occurence Edward Snowden, citoyen modèle et moraliste, et la NSA, système perverti par le pouvoir et obsédé par le contrôle, ne seront jamais remises en cause ou questionnées, s'en tenant à la simple opposition manichéenne. Leur statut n'évoluera pas de la première à la dernière image du film.

Un contre-balancement quant à l'ambiguité d'un juste milieu entre liberté contrôlée et protection contre le terrorisme n'est jamais exploré, là où un film comme JFK supposait, proposait, preuves à l'appui, différentes possibilités quant à l'interprétation du film de Zapruder et donc de l'assassinat du président Kennedy.



Snowden, héritier de JFK


Car s'il y a bien un film d'Oliver Stone dont Snowden se présente comme le successeur légitime, c'est justement JFK.









En confrontant et confondant images d'archives issues entre autres du fameux plan-séquence d'Abraham Zapruder, et images fabriquées ou reconstituées, à travers un montage extrêmement proche du format documentaire, le réalisateur s'attaquait en 1991 à un Everest : en donnant corps à l'un des hors-champs les plus fantasmés de notre histoire moderne, le cinéaste tentait de régler une question qui obsédait ses congénères depuis près de 30 ans. Même s'il savait que cette quête d'une « vérité » resterait vaine, il avait le mérite de la décortiquer, l'analyser, la questionner jusqu'à l'épuisement, livrant ainsi une passionnante réflexion sur la véracité et la nature des images.





Quelle différence par rapport à Citizenfour ?



De la même manière, Oliver Stone reconstitue plan par plan, et dans le même décor, des scènes de Citizenfour tout au long de Snowden.

Or, l'intérêt de cette reconstitution mimétique se limitera à l'introduction de flashbacks successifs. Car s'il use de changements d'angles et de filtres (faux found-footage) lors de ces scènes d'interview, Oliver Stone ne créé jamais d'images opposantes ou fictionnelles pouvant compléter ou décomposer le documentaire de Laura Poitras. Il se contente que de le reproduire, tout comme il ne se contente que de présenter Snowden comme une simple figure héroïque.


Ce qui est d'autant plus regrettable que le film, d'un point de vue purement formel, au lieu d'user d'un simple split-screen, utilise à plusieurs reprises et de façon très judicieuse la superposition de plans réels et numériques, de façon à créer certaines ruptures d'échelle très explicites.



Du 3e au 1er plan, à l'échelle du pouvoir: 1) Drapeau américain → 2) Chef de la NSA → 3) Edward Snowden
Du 3e au 1er plan, à l'échelle du pouvoir: 1) Drapeau américain → 2) Chef de la NSA → 3) Edward Snowden

Le plan ci-dessus, peut-être le plus impressionnant du film, a un écho en conclusion, lorsque Snowden donne une conférence depuis son refuge de Russie.

Cette fois-ci, c'est lui qui est derrière l'écran, face à une armée d'étudiants et de journalistes.

Au lieu de projeter son image écrasante sur la salle, c'est par le biais d'un petit robot arrivant sur scène qu'il s'exprimera, comme pour symboliser la grande modestie du personnage, alors qu'il est passé de l'autre côté du miroir.

Bien que cette controverse, qui lui est si chère, lui tende à nouveau les bras, Oliver Stone fait mine de l'ignorer, pour au final passer à côté tout au long du film.


Habitué des portraits au vitriol, Stone se met au lisse. Manque d'inspiration ou choix délibéré ?


Edward aux yeux d'argent

Le personnage d'Edward Snowden, tel qu'il nous est présenté par Oliver Stone, est un spectateur.

Il observe toujours plus qu'il ne s'implique. Il refuse en permanence de faire face à sa propre immoralité. Il dénonce celle du système qui l'emploie pour mieux esquiver la sienne.


En cela, il est proche, pour ne pas dire confondant de mimétisme, avec le personnage incarné par Robin Williams dans le troublant et méconnu Final Cut.





L'oeuvre dystopique d'Omar Naïm met en scène une société proche de la nôtre, où une firme similaire à Apple offre aux parents l'opportunité d'implanter une « puce Zoé » dans la boîte crânienne de leur nouveau né, afin d'enregistrer l'intégralité de leur vie à travers leurs yeux.

A leur décès, le film de leur vie est confié à un monteur (Robin Williams), chargé de construire un condensé de 2h ne rendant hommage qu'aux aspects positifs de la personne décédée, et effaçant tout ce qu'il y aurait de gênant, notamment les violences, dont le viol et le meurtre.

Le scénario du film, lui aussi d'Omar Naïm, fut rédigé en 2002, juste avant la création de Facebook.




Oliver Stone passe à côté de son sujet


La manipulation d'images privées, voilà peut-être le grand sujet à côté duquel Oliver Stone est passé, trop occupé à brosser son double à l'écran dans le sens du poil, là où un certain David Fincher malmenait l'aura d'un autre célèbre informaticien de notre temps, Mark Zuckerberg. 

En prenant des libertés avec le personnage pour en faire une véritable entité de cinéma, le réalisateur accouchait ainsi d'un film quasi-universel sur la solitude moderne, et peut-être l'un des rares ayant eu l'audace d'illustrer le narcissisme d'une génération vivant à travers des écrans, et fascinée par l'image qu'elle renvoie d'elle-même.

Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg) dans The Social Network de David Fincher (2010)
Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg) dans The Social Network de David Fincher (2010)

Ainsi, jusqu'à l'évasion du siège de la NSA, avec ses précieuses données cachées dans un rubik's cube, et l'impensable plan christique d'un sauveur se noyant dans la lumière du jour, le film ressemble à n'importe quel biopic américain moderne, mais certainement pas à un film d'Oliver Stone.


Une énigme...complexifiée lors des dernières secondes, suite à l'apparition du véritable Edward Snowden, qui a participé au film.


Plaidoyer ou propagande ?



J'ai préféré employer le terme de « personnage d'Edward Snowden » pour désigner la vision qu'en expose Oliver Stone à travers son film. J'ignore si elle est fidèle à la véritable personne.

C'est évidemment le film d'Oliver Stone en tant qu'oeuvre qui est critiquable, et non Snowden lui-même.

L'ennui, c'est qu'avec Snowden, le cinéaste ne lui rend pas service, car il s'agit d'un film extrêmement problématique, bien que passionnant dans sa description de l'univers du renseignement moderne.

On est en droit de s'interroger, hormis sa vulgarisation du monde de l'informatique pour le grand public, sur sa véritable raison d'être.

Il se peut qu'Oliver Stone ait pensé son film comme un plaidoyer politique en faveur d'Edward Snowden, croyant réellement en l'icône, et espérant qu'il parviendrait à influencer l'opinion américaine comme il l'a déjà fait avec JFK. Il présente le personnage avant tout comme un patriote ayant agit par amour pour la constitution de son pays.


Il est également possible que le sujet de son film lui ait totalement échappé, et que le long-métrage soit contrôlé de l'intérieur par Edward Snowden, à travers un manichéisme forcé, un personnage constamment placé sur un piédestal, et l'absence de tout questionnement sur sa croyance en son pays ou sur les raisons pour lesquelles il a décidé de parler.

Il s'agirait dans ce cas d'une œuvre de propagande destinée à nous imposer une vision, une idéologie, et donc ne jamais nous questionner en tant que spectateur.


Dans les deux cas, le film n'était condamné qu'à construire un personnage à la gloire de l'homme, et à ne jamais confronter son ambiguïté: dénoncer un système après en avoir fait partie.


Un film à la gloire de Snowden




Ce qu'a fait le vrai Snowden, en se retournant contre son pays par devoir de vérité, est remarquable, là n'est pas la question. Mais la conclusion retourne complètement le film contre lui en montrant un homme qui a tiré profit d'un système pour se faire entendre. Or ce n'est certainement pas ce qu'Oliver Stone recherchait à l'origine.





  Edward Snowden en couverture du magazine Wired
Edward Snowden en couverture du magazine Wired



Le réalisateur en est arrivé à employer les mêmes moyens que « l'ennemi » contre lequel il a toujours lutté: en se contentant de reconstituer des images d'archives, de les manipuler sans jamais les confronter, d'affirmer sans contrepoint, il n'interroge plus. Aveuglé par son amour pour son double, il impose, il dicte. 



A-t-on le droit de douter des motivations d'Edward Snowden ?


Non, nous répond le film d'Oliver Stone. 

JFK, film à la fois désespéré, fou et conscient de son geste, nous laissait le choix. Celui de croire, ou non, aux images que nous regardions.





Et vous, que pensez-vous de Snowden ? Dites-le en commentaire !




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